Le point sur les nanoparticules

Le point sur les nanoparticules

De façon générale, les nanoparticules sont des particules d’une extrême finesse = moins de 100 nanomètres. Le préfixe nano- signifie que l’on divise par un milliard : un nanomètre (nm) représente un milliardième de mètre. Pour se donner un point de comparaison, l’épaisseur moyenne d’une feuille de papier représente 100 000 (cent mille !) nanomètres, un cheveu 50 000 à 100 000 nm, nos globules rouges font entre 6 000 et 10 000nm. Dans notre corps, pour trouver un exemple à l’échelle nanométrique il faut regarder du côté des virus dont la taille se situe entre 20 et 30 nm; notre ADN, quant à lui, mesure 2,5 nm d’épaisseur. Cliquez ici pour voir plus d’exemples.

Les matériaux composés de particules de cette taille (que l’on appelle aussi nanomatériaux) ont des propriétés qui diffèrent de la même matière sous une autre forme: une matière qui n’est pas habituellement conductrice d’électricité, peut le devenir à l’échelle nano (par exemple le carbone sous certaines formes). D’autres matières deviennent plus réfléchissantes, ou anti-adhésives, ou plus résistantes. C’est en raison de ces propriétés particulières que les nanomatériaux sont de plus en plus souvent utilisés dans des applications industrielles qui se retrouvent dans les produits de la vie quotidienne: par exemple dans des plastiques ou des tissus, ce qui leur confère des propriétés anti-bactériennes, ou encore dans des produits cosmétiques comme les crèmes solaires.

C’est aussi cette finesse extrême qui est à l’origine des préoccupations pour la santé humaine et environnementale: elle modifie les propriétés des matériaux mais aussi leurs effets sur les êtres vivants. Le principal risque provient de l’inhalation ou de l’ingestion, qui peuvent provoquer des inflammations pulmonaires, ou des problèmes cardio-vasculaires selon le degré d’exposition. Quant à savoir si ces nanomatériaux traversent la barrière de la peau, l’état des connaissances actuelles ne permet pas une réponse claire et définitive mais incite à une certaine prudence.

En effet, si on prend le dioxyde de titane sous forme nano (un des nanomatériaux les plus étudiés; utilisé comme filtre solaire), il semblerait que sur une peau saine les probabilités de traverser la peau pour passer dans le sang soient très faibles; en revanche, les données ne sont pas concluantes en ce qui concerne une peau qui aurait subi des lésions (comme un coup de soleil ou des égratignures). Cela signifie qu’il n’est pas impossible que des nanoparticules se retrouvent dans le sang après avoir appliqué sur une peau lésée des produits qui en contiennent.

Il est à noter que bien que l’utilisation des nanomatériaux soit de plus en plus répandue, ces derniers restent toutefois plus chers et surtout plus difficiles à fabriquer que les pigments classiques. Atteindre un tel degré de finesse requiert des procédés distincts des procédés classiques de fabrication des pigments. Ainsi le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc que nous vendons en magasin ne contiennent pas de particules de moins de 200 nm, c’est à dire que leurs particules les plus fines sont deux fois plus grosses que la limite supérieure pour les produits nano.

Sources:

 

A propos de Florian (auteur)

Titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM, je me passionne pour les questions environnementales. Tombé tout petit dans le bio et les produits d’origine naturelle, je mets mes compétences et ma passion au service des cosmétiques maison chez Coop Coco depuis 2012.


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